LES SPORTS MECANIQUES UN RÔLE MOTEUR POUR NOS TERRITOIRES

Paris, le 08 février 2025 – Les 04 et 05 février derniers s’est tenu en marge du Salon Retromobile
le colloque des Professionnels des Sports Mécaniques organisé par le GPSM (Groupement des
Professionnels des Sports Mécaniques). Un colloque Congrès très suivi et passionnant pour les
100 participants (experts et des acteurs clés du secteur), confirmant ainsi la crédibilité des
actions du GPSM et son rôle représentatif au sein de la filière des sports mécaniques.

Le GPSM tient à remercier tout premier lieu l’ensemble des intervenants et animateurs pour leurs
interventions et leur soutien dans la mise en place de cet important rendez-vous.

Jean-Pierre Mougin, Président du GPSM, a déclaré en ouverture : « Il était primordial de se
rassembler et d’échanger dans le contexte actuel très sensible lié aux différentes crises et aux
contraintes environnementales et sociétales de plus en plus présentes. À cet effet, le GPSM réunit
aujourd’hui tous les métiers de l’univers des sports mécaniques avec les circuits, les promoteurs,
les constructeurs, les centres d’essais industriels et les écoles de pilotage autos et motos. Il s’agit
d’un rdv très important pour la défense des intérêts communs de la profession et relever les défis
majeurs pour l’avenir des sports mécaniques »

Au cours de la première journée qui s’est déroulée au Comité National Olympique et Sportif
Français, l’ensemble des 8 commissions spécialisées se sont réunies pour faire le bilan de la
saison 2024 et tracer les perspectives 2025.

Ce colloque a vu en particulier l’organisation de 3 tables rondes d’actualité particulièrement
appréciées

Table ronde n°1 : Emploi & Formation
Le secteur compte 130 000 licenciés auto/moto, 300 000 pratiquants réguliers, et 1,5 million de
pratiquants au moins une fois par an. Les intervenants ont souligné la résilience du secteur face
aux crises, notamment celle du Covid-19, notant que 45% du chiffre d’affaires est indirect, en
raison de la nature saisonnière et événementielle de l’activité.
Les exigences sur les profils sont multiples, incluant flexibilité géographique et fonctionnelle,
disponibilité pour des missions ponctuelles, expertise spécifique, et capacité d’adaptation et
d’innovation. Les intervenants ont également discuté des différents postes disponibles, tels que
gérant, responsable commercial, mécanicien, et les rôles de bénévoles dans l’organisation des
événements.

Stéphane DECHIENS – Directeur Général du Circuit de Bresse :
« La table ronde à Rétromobile sur laquelle j’intervenais a abordé les problématiques et
contraintes sur les recrutements dans les sports mécaniques auxquels nous faisons face. Les
échanges ont été riches et ont suscité des réflexions sur la nécessité d’adapter nos approches
face aux évolutions sociétales. »

Table ronde n°2 : Environnement et Tranquillité Publique
Cette table ronde a présenté un état des lieux des actions sociétales et environnementales
menées par les membres du GPSM, suite à une enquête RSE réalisée fin 2022. Les discussions
ont porté sur la tranquillité publique et les émissions sonores, ainsi que leurs conséquences. Les
intervenants ont partagé des exemples d’initiatives mises en place sur les circuits, telles que
l’installation de pods de charge super rapide pour véhicules électriques et l’initiative du Green
Ticket aux 24 Heures du Mans, qui encourage les spectateurs à utiliser des modes de transport
bas carbone. Des mesures ont été présentées concernant la gestion des événements,
l’optimisation des bâtiments, la protection de la biodiversité, et la gestion des déchets. Les
intervenants ont également discuté des défis rencontrés par les circuits pour s’approprier les
bonnes pratiques RSE et l’importance d’un accompagnement dans cette démarche.

Nadia BOULIN TEULE -Directeur Général du Circuit de Pau Arnos – Présidente de la Commission
Environnement et Tranquillité Publique du GPSM « Cette table ronde a été une belle opportunité
d’échanger avec les représentants des ministères sur les défis écologiques des sports
mécaniques. Patrice Baillet du Ministère de la Transition Écologique a présenté les avancées en
matière de réglementation sonore, tandis que Marina Chaumond du ministère des Sports a
détaillé le plan national d’adaptation du sport aux changements climatiques. Le retour
d’expérience des JO 2024 a montré que des actions concrètes sont possibles. Le dialogue avec
les professionnels et les fédérations a souligné l’importance d’un cadre réglementaire adapté
pour accompagner les circuits dans leurs efforts de réduction de l’empreinte environnementale. »

Table ronde n°3 : Énergies Nouvelles
Cette table ronde visait à présenter un état des lieux sur les évolutions actuelles et futures dans
les sports mécaniques, en mettant l’accent sur les perspectives à moyen et long terme,
notamment dans le contexte de la fin de commercialisation des véhicules thermiques prévue
pour 2035. Des experts du secteur, tels qu’Éric Barbaroux (CEO Electric Formula), Pierre Fillon
(Président de l’ACO), Marc OUAYOUN (Directeur Général Peter Auto) et Eric DE SEYNES (Président
de Yamaha Motor Europe N.V.), ont partagé leurs visions sur l’avenir des sports mécaniques face
à la transition énergétique. Les discussions récentes ont mis en lumière l’importance de
l’innovation dans les technologies de motorisation, en particulier dans le cadre des sports
mécaniques tels que les rallyes, la Formule 1, le Moto GP et le MX.

L’Automobile Club de l’Ouest (ACO) a annoncé l’arrivée de l’hydrogène sous forme liquide aux 24
Heures du Mans à l’horizon 2028. L’hydrogène servira à propulser un moteur thermique. L’ACO a
mis sur pied le projet MissionH24 en 2018, avec comme objectif la création d’une catégorie
hydrogène aux 24 Heures du Mans, afin de promouvoir les mobilités douces. Alors
qu’initialement, c’est une pile à combustible qui était alimentée par l’hydrogène, ce sera cette
fois-ci un moteur thermique, qui roulera ainsi avec de l’hydrogène liquide, plus « propre » que du
carburant habituel. De plus, les performances des moteurs à hydrogène peuvent rivaliser avec
celles des moteurs traditionnels, ce qui est essentiel dans un environnement compétitif.
Parallèlement, les carburants de synthèse, ou e-fuels, émergent comme une autre solution
prometteuse. Produits à partir de CO2 et d’hydrogène renouvelable, ces carburants permettent
de réduire l’empreinte carbone tout en étant compatibles avec les moteurs à combustion interne
existants. Les e-fuels offrent une alternative durable qui peut être intégrée dans les
infrastructures actuelles, facilitant ainsi leur adoption sans nécessiter de modifications
majeures.